Le Grand Prix d’Allemagne restera au calendrier du MotoGP au Sachsenring au moins jusqu’à la saison 2031. Cette décision est motivée par l’affluence record de plus de 250 000 spectateurs sur quatre jours lors du dernier week-end de course.
Cependant, cet accord passé avec l’organisateur Dorna s’accompagnera vraisemblablement d’une condition : la mise en œuvre de modifications visant à renforcer la sécurité du circuit. Une exigence partagée par les pilotes montés sur le podium dimanche, après plusieurs chutes spectaculaires et frayeurs survenues en conditions humides et sèches dans les trois catégories tout au long du week-end.
Ce prolongement, murmuré tout au long du week-end et officialisé mardi par Dorna en collaboration avec le gouvernement de la Saxe, est une excellente nouvelle pour Marc Marquez, incontesté souverain du Sachsenring. Le pilote espagnol y a en effet signé deux victoires, en sprint comme en course principale, portant son total personnel sur ce tracé à 13 succès.
Si l’on en croit son humour après la course dimanche, il aime tellement ce circuit, le plus court du calendrier MotoGP, qu’il serait prêt à débourser de sa poche pour qu’il y reste.
« Si je dois mettre la main à la poche, je le ferai, pas de soucis ! » a-t-il plaisanté lors de la conférence de presse post-course, avant que son frère Alex Marquez et son coéquipier Pecco Bagnaia ne reconnaissent vouloir tenter leur chance également pour un éventuel contrat.
Marquez ajoute que l’engouement populaire ne laisse aucun doute : « Ce week-end, on voyait clairement que le circuit était rempli. J’ai vu de plus en plus de monde dans les tribunes cette année, c’est un bel événement. »

Si Marquez se réjouit de la pérennité du MotoGP au Sachsenring, il reconnaît néanmoins qu’il faudra impérativement procéder à des travaux pour améliorer la sécurité du circuit dans le cadre de ce nouveau contrat.
Ce week-end, plusieurs pilotes comme Franco Morbidelli et Maverick Vinales ont connu des chutes à haute vitesse, tandis que les courses ont été interrompues à plusieurs reprises. Un incident notable a notamment précipité l’arrêt anticipé de la course Moto2 : les motos d’Albert Arenas et Marco Ramirez ont traversé la barrière gonflable à la sortie du premier virage, projetant leurs machines sur la trajectoire des poursuivants.
« C’est une piste que j’adore, mais certains murs sont vraiment à la limite, » a confié Marquez à The Race. « Surtout quand il pleut. On a l’impression d’aller plus vite en touchant le bitume dans ces conditions. Certes, les protections gonflables sont efficaces, mais ce n’est pas une piste comme le Qatar où on ne touche jamais les murs. »
« Des travaux sont en cours pour améliorer la situation. »
Points à retenir
- Le Sachsenring accueillera le MotoGP jusqu’en 2031, signe que la popularité du site ne se dément pas.
- Le désaccord semble résolu entre la passion des pilotes, avec Marc Marquez prêt à financer le circuit lui-même, et la nécessité d’une meilleure sécurité.
- Les récents accidents rappellent que même les pistes aimées des pilotes nécessitent de sérieux aménagements pour garantir protection et spectacle.
- L’affluence grandissante témoigne d’un public fidèle, un bon indicateur pour Dorna et les autorités locales.
- Les interventions de sécurité, malgré leur lenteur parfois, démontrent qu’aucun circuit n’est parfait en MotoGP – mais que le dialogue entre organisateurs et pilotes est essentiel.
En somme, le Sachsenring veut rester une incontournable étape du MotoGP, mais pas à n’importe quel prix. Il faudra donc conjuguer l’amour du sport, le plaisir des fans et la sécurité. Après tout, si Marc Marquez est prêt à sortir son portefeuille, c’est qu’il y a un réel attachement – ou peut-être juste une bonne excuse pour ne pas chercher une nouvelle tanière pour ses victoires. On verra bien si la piste saura garder son charme sans devenir un grillage à motos. Moi, je parie que le suspense ne fait que commencer… et que le bitume saura garder quelques secrets encore un moment.