lun. Juil 13th, 2026

Le MotoGP dévoile plusieurs décisions clés pour la saison 2025 et au-delà.

La Commission du Grand Prix, réunissant des figures majeures telles que Paul Duparc (FIM), Hervé Poncharal (IRTA), Biense Bierma (MSMA) et Carmelo Ezpeleta (Dorna, président), en présence de Jorge Viegas (Président FIM), Mike Webb (Secrétaire IRTA), Carlos Ezpeleta (Dorna), Corrado Cecchinelli (Directeur Technologie), Paul King (Directeur CCR FIM) et Dominique Hebrard (Responsable Technique FIM CTI), a pris plusieurs décisions importantes lors de ses réunions de mars et avril 2025 :

Procédure de départ – Application immédiate dans toutes les catégories

Pour simplifier les règles, une pénalité sera désormais appliquée à tout pilote quittant la grille ou ne s’y présentant pas, sans distinction entre un problème technique ou un changement de pneus adapté aux conditions météo. Dès maintenant, tout pilote partant de la grille pour une raison quelconque devra effectuer le tour de chauffe depuis la voie des stands, rejoindre sa position initiale sur la grille, puis subir une pénalité de double long lap standard. Cette mesure s’applique aussi aux pilotes ne se présentant pas sur la grille.

Selon les règles actuelles, un pilote manquant le tour de chauffe doit partir depuis la voie des stands. Dans tous les cas, un changement de moto reste autorisé en MotoGP, les pilotes disposant de deux machines.

La pénalité de temps pour un départ depuis la voie des stands ne change pas, tout comme la limite actuelle de 10 pilotes maximum pouvant partir depuis les stands (hors tour de chauffe).

Comme il est impossible de savoir si un départ de la grille est dû à un vrai souci technique ou à un réglage moto ou pneus, la sanction sera la même pour tous. Cette nouvelle organisation simplifie les règles pour toutes les parties, y compris les fans, tout en conservant l’avantage pour les pilotes ayant fait le bon choix de pneus.

Test de reprise pour pilotes blessés en MotoGP – Mise en œuvre immédiate

Désormais, les pilotes MotoGP ayant manqué plusieurs courses en raison d’une blessure pourront effectuer un test sur une machine MotoGP pour préparer au mieux leur retour. Cette possibilité n’est pas obligatoire et s’adresse uniquement aux pilotes MotoGP.

Pour bénéficier de ce droit, un pilote doit avoir raté au moins trois courses consécutives ou être resté absent des compétitions pendant au moins 45 jours consécutifs dans la saison. Un « événement » désigne un Grand Prix ou un test officiel de plus d’un jour. Les tests post-GP et les tests post-saison d’une journée sont considérés comme faisant partie du Grand Prix qui précède.

La saison court du premier test officiel pré-saison au dernier Grand Prix. Un pilote est considéré comme participant à un événement s’il sort des stands au moins une fois. Le test se déroule sur un circuit où le constructeur est autorisé à tester, conformément aux règles, ou sur un circuit sans autre Grand Prix MotoGP programmé la même saison, en évitant toute période de huit semaines précédant un Grand Prix sur le même circuit.

Les pneus utilisés comptent dans le quota des tests attribué aux constructeurs, avec un maximum de trois trains autorisés.

Tests des motos 2027 interdits en 2025 – Application immédiate

Les constructeurs se sont mis d’accord pour ne pas tester les motos aux spécifications 2027 durant la saison 2025. Seuls les tests des machines 2027 seront autorisés à partir du 17 novembre 2025.

Limiter le nombre de wildcards en Moto2 et Moto3

Une nouvelle réglementation fixe une limite à trois participations en wildcards par pilote et par saison, pour encourager les coureurs à obtenir une place permanente plutôt que de multiplier les apparitions ponctuelles. Les équipes seront également limitées à trois wildcards par saison.

Points à retenir

  • La pénalité uniforme pour quitter la grille simplifie la compréhension mais sanctionne autant une panne qu’un changement tactique de pneus… justice expéditive, on va dire.
  • Le test de reprise pour blessés offre plus de souplesse mais reste encadré pour éviter les abus – ça évite aussi de voir des pilotes revenir trop tôt pour les fans, ou trop tard pour eux-mêmes.
  • L’interdiction de tester les motos 2027 avant fin 2025 signe une pause forcée dans la course technologique, peut-être pour éviter une avalanche de nouveautés non maîtrisables.
  • Les limites imposées sur les wildcards en Moto2 et Moto3 visent à structurer davantage les catégories et éviter la multiplication des participations sporadiques.

Dans l’ensemble, ces mesures se veulent un coup de balai pour clarifier les règles, éviter les interprétations trop fines et rendre la compétition plus équitable. Mais il ne faudrait pas que la simplicité tourne à la rigidité. Après tout, un peu d’imprévu et d’exceptions, c’est aussi ce qui fait le charme de la course — même si parfois, on préférerait qu’un pilote dérobe un pneu pour sauver son Grand Prix plutôt que de perdre un tour en sanction, non ? Allez, à suivre !


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