Le pilote de MotoGP chez Trackhouse, Raul Fernandez, a attribué son meilleur résultat de la saison lors du Grand Prix de République tchèque à une « réunion vraiment positive » tenue après l’épreuve allemande.
À seulement 24 ans et en quatrième saison dans la catégorie reine, Fernandez a été sous pression pour améliorer ses performances au guidon de l’Aprilia satellite en 2025. Le CEO de la marque italienne, Massimo Rivola, avait récemment exprimé sa déception face aux résultats du pilote.
Après un début de saison en demi-teinte, les performances de Raul sont nettement remontées. Lors des sept derniers Grands Prix, il a terminé six fois dans le top 10.
À Brno, il s’est qualifié en deuxième ligne avant de finir cinquième lors de la course de 21 tours, signant ainsi son meilleur classement depuis Valencia 2023.
Fernandez explique que ce retour en forme est en grande partie dû à un entretien constructif avec le directeur de l’équipe Trackhouse, Davide Brivio, suite à une course difficile en Allemagne où il avait dû remonter de la 16e à la 9e place.
« Je suis évidemment très content, » a déclaré Raul dimanche à Brno. « Nous avançons bien, petit à petit je me sens mieux avec la moto et avec l’équipe. »
« Ce week-end, il y a eu deux éléments clés : d’abord les qualifications. Sur les sept dernières courses, j’étais six fois dans le top 10, c’est un signe qu’on travaille bien. Ensuite, j’ai eu une réunion très positive avec Davide jeudi. Cela m’a beaucoup aidé, j’ai compris beaucoup de choses. »
« Je suis encore jeune, mais chaque jour est une occasion d’apprendre et de progresser, autant comme pilote que comme personne. Cette prise de conscience m’a permis de me concentrer à 100 % sur mon travail, avec l’envie d’aller de l’avant. »
Bien que sous contrat pour la saison prochaine, la concurrence ne manque pas chez Trackhouse. Les éclairs de vitesse du rookie Ai Ogura ainsi qu’un récent test d’un autre jeune talent, Manuel Gonzalez, leader du championnat Moto2, ont relancé les interrogations autour de la place de Fernandez dans l’équipe.
Interrogé durant le week-end de Brno, Davide Brivio a balayé les spéculations liées au test de Gonzalez : « Il n’y a pas de pression particulière de ce côté-là. Ce n’est pas un élément déterminant. »
Il a plutôt souligné que la saison avait démarré difficilement, marquée par une blessure et des difficultés à se maintenir dans le top 15, voire le top 10.
« Depuis Le Mans, nous constatons des progrès constants en visant le top 10 à chaque course. Le week-end dernier au Sachsenring n’a pas été bon, mais on en a parlé et l’important est de rester concentrés sur nos moyens actuels, en tirant le meilleur parti du matériel à notre disposition. »
Points à retenir
- Raul Fernandez semble avoir trouvé un nouvel élan après un dialogue ouvert avec son manager, preuve qu’une bonne discussion peut parfois valoir mieux qu’un nouveau moteur.
- Son irrégularité de début de saison rappelle que même les pilotes talentueux peuvent perdre leur rythme, surtout quand les blessures se mêlent à la fête.
- Les progrès récents de Fernandez, notamment six top 10 en sept courses, montrent qu’un travail progressif vaut mieux qu’un coup d’éclat unique.
- La pression interne chez Trackhouse est réelle, avec des jeunes comme Ai Ogura et Manuel Gonzalez qui n’attendent pas leur tour pour grimper.
- Brivio joue le rôle de pompier de service, dédramatisant la pression de la concurrence, mais toute l’équipe sait bien que le temps et la patience ne sont pas infinis en MotoGP.
En somme, Fernandez a trouvé un point d’équilibre délicat, un peu comme un pilote qui retrouve la piste après un détour en pelouse : ce n’est peut-être pas parfait, mais ça roule droit. Reste à savoir si cette constance suffira à convaincre l’équipe de lui confier les clés longtemps. Après tout, en MotoGP comme dans la vie, parfois, il faut savoir accélérer avant de rêver gagner…