Comme le souligne Marc Márquez, « après la première séance d’essais, les temps commenceront à devenir compétitifs ». Yamaha bénéficie toutefois d’un léger avantage cette semaine au Grand Prix de la République tchèque. En effet, l’équipe japonaise a roulé sur ce circuit il y a quinze jours, une première depuis le dernier passage de MotoGP en 2020. Lors de ces essais, Alex Rins a testé la M1 2025 tandis qu’Augusto Fernández, qui disputera également l’épreuve en wildcard, a eu l’occasion d’essayer la nouvelle moto V4.
En revanche, Fabio Quartararo a décliné la séance, invoquant des engagements personnels et estimant « qu’il n’y avait pas beaucoup de nouveautés à essayer ». Le Français pourra néanmoins s’appuyer sur les données collectées par son équipe pour aborder la course avec une moto déjà performante.
« Brno est un circuit très plaisant et bénéficie d’un excellent grip, ce qui devrait jouer en notre faveur », expliquait Quartararo jeudi à la veille du Grand Prix.
Le tracé tchèque, célèbre pour son cadre boisé et ses dénivelés, est particulièrement exigeant pour les moteurs. « Je ne sais pas si la colline de Brno posera problème, mais une aide, ce n’est sûrement pas », ironise le pilote français, confiant toutefois dans le potentiel du nouvel asphalte. « Avec plus d’adhérence, le freinage pourrait devenir un de nos points forts », ajoute-t-il.
Après une fin de GP d’Allemagne en demi-teinte, Quartararo a dû apaiser la dureté de ses propos précédents. « Cette saison, nous avons beaucoup progressé sur un tour rapide, mais la dégradation des pneumatiques reste un problème à résoudre », avertit-il.
Le Français a également exprimé une certaine frustration face à l’évolution lente du projet de la nouvelle moto à moteur V4. « Je pense que Yamaha concentre désormais beaucoup plus d’énergie sur le V4, ce qui est une bonne chose », estime-t-il, insistant sur l’importance de tourner la page de la moto actuelle.
« Si nous trouvons quelques améliorations pour cette moto, tant mieux, mais l’avenir passe par ce nouveau projet », conclut-il.
Points à retenir
- Yamaha a profité d’un double test récent sur le circuit de Brno, une occasion rare depuis 2020.
- Fabio Quartararo pilote « à l’ancienne », préférant s’appuyer sur les données plutôt que de tester de nouvelles pièces qui ne révolutionneront rien.
- Le tracé de Brno, charmant avec ses collines et forêts, est aussi un vrai casse-tête pour les moteurs et les pneus.
- Yamaha parie sur son nouveau moteur V4, clairement l’avenir pour la marque, même si cela prend un peu de temps.
- La gestion des pneus reste un enjeu clé, un classique de la saison qui empêche encore Quartararo de s’exprimer pleinement.
En attendant, on peut s’interroger : dans ce ballet délicat entre innovation technique et traditions bien ancrées, la vitesse à outrance n’est-elle pas un peu dépassée ? Ou est-ce seulement une manière élégante pour les pilotes de dire qu’ils ont besoin d’une petite pause café avant de cracher les chevaux sur la piste ? Reste à voir si Brno saura révéler le vrai tempérament des machines et de leurs pilotes, sous un ciel qui semble toujours vouloir jouer les trouble-fête. Mais bon, restons optimistes… ou du moins, amusés !