sam. Juin 13th, 2026

Gabriel Achilli n’a que 12 ans, mais sa passion pour la programmation l’a conduit à créer, de manière autonome, un mini jeu vidéo en « pixel art », inspiré du célèbre Super Mario Bros. Le jeu se déroule dans les rues de son village natal : le charmant bourg de Castelnovo, une partie d’Isola Vicentina. Soutenu par ses parents, Roberto et Marzia, Gabriel démontre avec son jeu “Castelnovo Bros” comment la technologie, souvent critiquée pour son utilisation abusive, peut également être un outil précieux pour promouvoir la culture et le savoir, mettre en valeur ses racines et divertir, à travers un apprentissage ludique.

L’idée derrière « Castelnovo Bros »

« Depuis longtemps, je souhaitais réaliser un jeu vidéo – explique Gabriel – et j’ai recherché une idée qui soit simple tout en étant originale et captivante. C’est ainsi qu’est né “Castelnovo Bros”, où le joueur explore les lieux emblématiques de mon village. Mon souhait est de faire découvrir Castelnovo à toute l’Italie, transformant ainsi le jeu en un vecteur de culture et d’identité locale. L’esthétique rétro de la pixel art rend facilement reconnaissables trois sites du premier niveau : les portes historiques, la place centrale avec le monument aux morts de San Vitale, et l’église paroissiale dans le deuxième, suivis du café, lieu central de la vie sociale, dans le troisième niveau. J’ai réalisé ce projet en environ trois mois. Le monument le plus difficile à traduire en pixel a été l’église : reproduire tous ses détails via des pixels colorés a été un défi en raison de sa structure complexe, mais le voir achevé a été une immense satisfaction.

Le succès du jeu

Le jeu, qui est gratuit et sans publicité, est accessible en ligne et a déjà connu un franc succès auprès des habitants. Grâce à un chronomètre permettant de mesurer le temps que prend un joueur pour terminer les différents niveaux, une compétition hebdomadaire se tient, animée par Gabriel sur Instagram.

Projets futurs et nouveaux niveaux

« Je suis actuellement en train de travailler sur de nouveaux niveaux, en tenant compte des suggestions de mes amis et voisins – annonce Gabriel. J’aimerais inclure un vieux lavoir avec un ruisseau, connu autrefois pour être le lieu où les femmes venaient laver leur linge. Je souhaite également intégrer la “Sagra Gran PoLu” (polenta et saucisse) de Castelnovo, qui se déroule en juin, et la “Sagra de San Lorenzo” d’Isola, prévue en août, ainsi qu’un terrain de football où je passe de bons moments. Un autre objectif est d’ajouter, le plus vite possible, des infopoints numériques : lorsque le personnage arrivera devant un monument dans le jeu, des photos réelles et des fiches historiques s’ouvriront pour permettre à mes camarades de découvrir l’histoire de notre village, souvent méconnue.

Rêves et aspirations de Gabriel Achilli

Alors que le jeu continue de gagner en popularité, créant chaque jour de nouveaux défis, Gabriel espère dépasser les frontières de Castelnovo, en créant des espaces emblématiques d’Isola puis d’autres villes voisines, avec l’ambition de s’élargir encore. « Je suis ravi de l’accueil réservé à mon jeu, tant par mes camarades que par des personnes plus âgées. Je ne m’attendais pas à recevoir autant de reconnaissance, et voir mes parents fiers de moi est le plus beau des cadeaux. Passionné par la programmation et les mathématiques, qui développent la logique et la technologie, j’aimerais, à l’avenir, ouvrir une société de logiciels, spécialisée dans la création de jeux vidéo, ou me consacrer à la programmation axée sur les algorithmes financiers et la gestion économique ».

Points à retenir

  • Gabriel Achilli a créé un jeu vidéo en pixel art, “Castelnovo Bros”, centré sur son village.
  • Le jeu favorise l’apprentissage et la découverte de la culture locale.
  • Accessible en ligne, “Castelnovo Bros” est gratuit et sans publicité.
  • Une compétition hebdomadaire engage les joueurs à se mesurer sur des temps de completion.
  • Gabriel prévoit d’ajouter des niveaux inspirés de traditions locales et d’infopoints numériques.

En observant la détermination de jeunes talents comme Gabriel, je ne peux m’empêcher de penser à l’énorme potentiel que recèle notre jeunesse. Ce type d’initiative, mêlant passion et technologie, pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle génération d’innovateurs, avide de partager leur culture et leur savoir. Que pouvons-nous apprendre de ces projets, et comment pourrions-nous, à notre tour, encourager cette dynamique? Cela mérite réflexion et action.


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