ven. Oct 9th, 2026

Une nouvelle ère pour Lancia

Depuis 2015, la seule représentante de Lancia sur le marché était la petite Ypsilon. Aujourd’hui, la marque romaine présente la Lancia Gamma, un crossover élégant de 467 cm de long, avec des intérieurs spacieux. Prévu pour être commercialisé à la fin de 2026 avec un prix d’entrée de 39.900 euros, il sera proposé en version hybride légère 1.2 de 145 CV ainsi qu’en version électrique (à partir de 230 CV et 45.900 euros), affichant une autonomie allant jusqu’à 741 km.

La Lancia Gamma est le premier crossover de l’histoire de la marque, marquant également le retour de la production en Italie, à l’usine de Melfi, en Basilicate. La Ypsilon actuelle est fabriquée en Espagne, tandis que son prédécesseur, lancé en 2011, provenait de Pologne.

Le nom Gamma rappelle un modèle de luxe produit entre 1976 et 1984 et dessiné par Pininfarina, avec des lignes élancées et un lunette arrière particulièrement inclinée.

L’italianité mise en avant

Malgré les synergies au sein du groupe Stellantis, Lancia met en avant l’italianité de la Gamma, tant par son lieu de production que par sa conception, réalisée dans le centre style de Turin.

À l’avant, elle reprend les trois fines bandes lumineuses en forme de “T” de la Ypsilon, interprétant de manière moderne le motif de la calandre emblématique. Le capot présente également un bandeau noir inspiré de la coupé Montecarlo des années 70 et 80, avec le nom ‘Lancia’ bien visible.

Les flancs, ornés de légères nervures, renforcent l’élégance tout en mettant en valeur le lunette arrière, qui se termine par un aileron noir incorporant des feux au design en “T”. Parmi les détails distinctifs, on trouve un aileron à double volume sur le toit et une sérigraphie évoquant l’ancienne Gamma.

Le design global fait preuve d’une élégance dynamique. À l’exception des portes avant, partagées avec la DS N° 7, toutes les autres parties de la carrosserie sont propres à la Lancia Gamma. Pour garder le poids raisonnable (1.570 kg pour la version hybride), son capot, ses portes et ses ailes sont en aluminium, plus léger que l’acier.

Une parenté élargie

Sa mécanique est partagée avec d’autres modèles du groupe Stellantis, s’appuyant sur la plateforme STLA Medium. Ce système est également utilisé par les modèles apparentés tels que les Citroën C5 Aircross, DS N° 7 et N° 8, Jeep Compass, Opel Grandland, et Peugeot 3008 et 5008.

La version hybride légère, dotée d’une batterie 48 volts, utilise un moteur 1.2 trois cylindres avec turbo à géométrie variable, associé à une boîte à double embrayage à 6 vitesses. La puissance combinée atteint 145 CV, avec un prix de départ à 39.900 euros.

En 2028, une version hybride complète viendra enrichir la gamme, avec une puissance de 180-190 CV. Il est important de noter qu’aucune version hybride rechargeable ou diesel n’est prévue.

Options électriques variées

Trois versions électriques seront disponibles, toutes à 400 V. Le modèle Standard Range, avec un moteur de 230 CV et une batterie de 73,7 kWh, annonce une autonomie moyenne de 543 km, à partir de 45.600 euros. En revanche, la Long Range offre 245 CV et une batterie de 97,2 kWh pour une autonomie déclarée de 741 km, avec un prix à partir de 51.900 euros.

Concernant la version HF Integrale, elle dispose d’un second moteur électrique à l’arrière et affiche une puissance de 375 CV avec une autonomie “officielle” de 676 km, coûtant 59.900 euros.

La recharge accepte jusqu’à 22 kW en courant alternatif et jusqu’à 160 kW en courant continu, bien que ce dernier chiffre ne soit pas exceptionnel.

Suspensions adaptées

Les versions hybride et électrique de 230 CV sont équipées d’un essieu arrière à pont torcent, tandis que les modèles les plus puissants présentent un schéma multibras pour une meilleure précision de conduite. L’avant est équipé d’une suspension MacPherson, connue pour sa compacité et son rapport coût-efficacité. Pour le modèle HF Integrale, la suspension est dotée d’amortisseurs à contrôle électronique.

Gammes d’équipements variées

Trois niveaux d’équipement sont proposés. La version basique LS propose déjà le régulateur de vitesse adaptatif, le GPS et le hayon motorisé. La version LX ajoute les phares à matrice LED et la recharge sans fil, tandis que les versions plus sportives HF, particulièrement l’HF Line pour l’hybride, intègrent des sièges à réglage électrique et chauffants, tandis que l’Integrale bénéficie de la conduite semi-autonome.

Un habitacle confortable

L’intérieur de la Lancia Gamma offre un espace convivial et bien agencé. Même la version LS présente une finition soignée avec des revêtements en éco-cuir doux et un tableau de bord accueillant. Le design de la planche de bord, inspiré de la Ypsilon, intègre un écran de 16 pouces pour les services de bord, facilement navigable, montrant plusieurs informations à la fois.

La personnalisation du tableau de bord est intuitive, tout comme le display qui comprend un indicateur luminescent pour l’assistant vocal, ajoutant une touche esthétique originale. Le bouton unique central facilite l’accès aux fonctions principales, bien que des boutons individuels seraient peut-être plus pratiques.

La console centrale propose également un espace pour le smartphone et des prises USB, bien que celles-ci soient un peu difficiles d’accès. L’armoire centrale, spacieuse et réfrigérée, accueille la commande de la boîte à double embrayage et un sélecteur de modes de conduite (Eco, Normal, Sport).

Prenant en compte l’arrière de l’habitacle, la finition est tout aussi soignée, incluant une climatisation à réglage séparé. Le canapé arrière, large et plat, est conçu pour accueillir confortablement trois adultes, et le coffre offre une belle capacité de 560 litres, accessible via un hayon.

Une conduite agréable

Le moteur hybride 1.2 de 145 CV de la Lancia Gamma se révèle réactif avec une tonique suffisante : bien que l’on ne puisse pas parler de puissance débordante, une prestation équilibrée semble au rendez-vous. Un essai ultérieur nous permettra de confirmer les 10,4 secondes déclarées pour passer de 0 à 100 km/h.

Le changement des six vitesses est fluide, et la mode manuelle, via les palettes au volant, rend la conduite plaisante : la direction est précise et le véhicule parvient à équilibrer le confort sur route et la stabilité dans les virages. Par ailleurs, la Lancia Gamma se montre silencieuse à vitesse élevée, avec des freins bien modulables.

En termes de consommation, après un essai sur autoroute et routes secondaires, l’ordinateur de bord a rapporté environ 17 km/l.

Points à retenir

  • Lancia fait son grand retour avec la Gamma, première crossover de son histoire.
  • Le modèle présente des lignes élégantes et une conception italienne soignée.
  • Trois déclinaisons électriques sont disponibles, offrant des autonomies variées.
  • Un habitacle spacieuse et bien équipé, même pour la version d’entrée de gamme.
  • Une direction précise et une conduite agréable sont à l’ordre du jour, bien que la puissance ne soit pas écrasante.

En somme, la Lancia Gamma semble marquer un tournant positif pour la marque, alliant innovation, design et savoir-faire italien. Il est fascinant de voir comment cette nouvelle voiture parviendra à conquérir le marché des crossovers. Quelles seront les stratégies de Lancia pour se démarquer davantage, et le retour à la production en Italie influencera-t-il la perception de la marque par les consommateurs ? Je suis impatiente d’en discuter davantage.


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