mar. Juin 23rd, 2026

Amnesty International a exprimé sa «profonde inquiétude» concernant l’arrestation du gendarme argentin, Nahuel Agustín Gallo, sur le sol vénézuélien. Cette situation a été confirmée par le ministre de l’Intérieur et de la Justice, Diosdado Cabello, lors d’une conférence de presse le lundi 16 décembre.

Cabello a affirmé que Gallo était venu au Venezuela «pour accomplir une mission», sous-entendant une implication dans des activités d’espionnage.

Membre de la Gendarmerie nationale argentine, Gallo a été arrêté de manière arbitraire le 8 décembre, à son entrée dans le pays depuis la Colombie, par le pont international de l’État de Táchira.

«Amnesty International manifeste son inquiétude et tire la sonnette d’alarme concernant cette détention. Il est urgent d’adopter les mesures nécessaires pour établir le sort de cet agent et garantir sa santé et sa sécurité, tout en éclaircissant les faits via une justice indépendante», a déclaré l’organisation internationale sur le réseau social X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

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À la suite des déclarations de Cabello, le gouvernement argentin a accusé l’administration de Nicolás Maduro de se servir d’étrangers comme otages pour «assurer son impunité» en prévision de la prise de pouvoir prévue pour le 10 janvier 2025.

Le gouvernement argentin a également promis de ramener «par tous les moyens» le gendarme argentin détenu, que l’on considère comme un «prisonnier de guerre».

«Nous pensons qu’ils accumulent des otages», a déclaré la ministre de la Sécurité argentine, Patricia Bullrich, sur la radio Mitre, ajoutant qu’ils prenaient des gens ordinaires en otage pour «assurer» leur immunité face à leurs actions. «Ils capturent des gens, des touristes, des citoyens normaux et les utilisent comme otages du régime».

Elle a également souligné qu’un «changement géostratégique se produit au Venezuela», ce qui nécessite une coopération entre pays, car «nous ne pouvons pas permettre d’avoir des prisonniers de guerre».

Pour Bullrich, le Venezuela cherche à reproduire la négociation réalisée avec les États-Unis en décembre 2023, lorsque ce pays a libéré l’allié présumé de Maduro, Alex Saab, en échange de la libération de 10 citoyens américains et d’une vingtaine de Vénézuéliens considérés comme «prisonniers politiques».

Bon à savoir

  • Amnesty International se concentre sur la protection des droits de l’homme à travers le monde.
  • Les tensions géopolitiques en Amérique latine ont un impact direct sur la sécurité des citoyens étrangers dans cette région.
  • La situation politique au Venezuela continue de susciter des préoccupations importantes au niveau international.


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