mer. Juin 24th, 2026

L’actrice vétérane Ayesha Khan a été retrouvée morte dans son appartement, jeudi, dans le quartier de Gulshan-i-Iqbal à Karachi.

Née en 1948, Ayesha Khan s’était fait un nom grâce à ses rôles marquants dans plusieurs séries télévisées emblématiques telles que Afshan, où elle incarnait une femme laissée derrière lors de la Partition, son mari et son frère ayant dû fuir le pays. Elle avait également brillé dans Aroosa, Family 93, Shaam Se Pehle et Bandhan.

Elle était la sœur aînée de la célèbre actrice Khalida Riasat.

Selon le médecin légiste, le Dr Summaiya Syed, l’autopsie n’a pas encore été réalisée. Le corps est toujours à la morgue et laisse penser que la comédienne aurait succombé plusieurs jours avant sa découverte. La police attend l’arrivée de son fils pour poursuivre l’enquête.

Le porte-parole du commissariat de Gulshan-i-Iqbal a indiqué que le corps avait été retrouvé la nuit précédente. Ayesha Khan vivait seule, ses enfants ne résidant pas à Karachi. C’est une personne venue lui rendre visite jeudi qui a fait la macabre découverte.

Les premières constatations de la police locale suggèrent qu’elle serait décédée dans sa salle de bain. Son corps a été transporté à l’hôpital.

Hommages et émotions

À l’annonce de cette triste nouvelle, de nombreux professionnels du spectacle ont exprimé leur peine et rendu hommage à Ayesha Khan.

L’acteur Adnan Siddiqui a posté sur son compte Instagram : « Certaines rencontres laissent une empreinte discrète mais durable. Pour moi, Ayesha Khan sahiba était de celles-là. Je l’ai rencontrée sur le tournage de Uroosa, mon tout premier drama. J’étais un débutant, un novice au parcours encore incertain. »

« Elle jouait le rôle de ma mère à l’écran, mais elle incarnait une vraie présence maternelle, une douceur apaisante qui rendait tout plus humain. »

Dans un milieu souvent fébrile et agité, Siddiqui souligne que Khan affichait une dignité calme : « Jamais bruyante, elle n’avait pas besoin de prouver quoi que ce soit — son talent parlait pour elle. Sa gentillesse, son élégance et sa force tranquille m’ont beaucoup appris, parfois sans même qu’elle s’en rende compte. Avoir partagé l’écran avec elle fut un cadeau. »

« Ayesha jee n’était pas seulement une actrice, c’était une atmosphère. Son absence laissera un grand vide. »

L’acteur Khaled Anam a également salué la mémoire de cette légende du petit écran pakistanais : « C’est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès d’Ayesha Khan en juin 2025, une artiste qui a marqué nos écrans pendant des décennies avec des rôles dans Afshan, Aroosa, Family 93 (classiques de PTV), Mehndi, Naqab Zan, Bharosa Pyar Tera, et Bisaat e Dil. »

Il a ajouté une pensée pour sa famille, ses fans et tous ceux qui l’ont aimée, souhaitant qu’ils trouvent patience et réconfort.

Enfin, l’acteur Ahsan Khan a également partagé l’information avec tristesse, espérant qu’elle repose en paix.

Le célèbre chaîne de divertissement HUM TV a publié un message officiel débordant de respect : « Nous pleurons la disparition de cette immense actrice. Que son âme repose en paix. Nos sincères condoléances à sa famille et à ses proches. »

Points à retenir

  • Ayesha Khan, figure incontournable du petit écran pakistanais depuis les années 70, laisse derrière elle une carrière riche en émotions et personnages féminins forts.
  • Son décès, survenu dans la solitude de son appartement, rappelle la vulnérabilité même des célébrités qui, parfois, vivent loin des projecteurs et de leurs proches.
  • Les hommages exprimés par ses pairs mettent en lumière non seulement son talent, mais aussi une personnalité empreinte de dignité et de bienveillance, qualités rares dans un milieu souvent effervescent.
  • Cette disparition soulève aussi la question de la reconnaissance et du suivi des artistes vieillissants dans l’industrie parfois impitoyable du divertissement.

On pourrait presque dire que le sort d’Ayesha Khan est un rappel : derrière les lumières du show-business, il n’y a pas toujours un tapis rouge, parfois juste un silence un peu trop long. Et moi, en observateur distrait, je me demande si le prix de la gloire ne serait pas parfois d’en rester… un peu seul. Mais bon, au moins, elle aura inspiré — et ça, ça n’a pas de prix.


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By Sandrine Dubois

Sandrine Dubois est une Journaliste indépendante trilingue, elle est née sur île de la Grenade, puis a fait ses études aux Etats-Unis à l' "University of Northern Iowa" , aujourd'hui elle intervient sur différents médias Web pour partager ses compétences dans les thématiques sociétales, business, lifestyle et culture.

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