mar. Juin 23rd, 2026

Over the past three months, Amnesty International a mené une enquête sur les crimes de droit international dans le cadre de l’opération "Flèches du Nord" d’Israël, entamée le 23 septembre 2024. Lors de la première journée, les forces israéliennes ont effectué au moins 1 600 frappes, touchant des villages et des villes libanaises, et causant la mort de plus de 500 personnes. Hezbollah a quant à elle tiré plus de 200 roquettes en direction d’Israël.

Cette enquête met en lumière l’utilisation répétée par Hezbollah de salves de roquettes non guidées tirées vers des zones civiles peuplées d’Israël, constituant une violation du droit international humanitaire. Amnesty International a déjà documenté des frappes aériennes illégales menées par Israël, qui ont tué 49 civils et doivent faire l’objet d’enquêtes pour être requalifiées en crimes de guerre, tout en émettant des alertes d’évacuation insuffisantes pour les civils, en violation de leurs obligations légales.

Amnesty International a recensé trois attaques à la roquette de Hezbollah sur des zones civiles israéliennes en octobre 2024 qui ont tué huit civils et blessé au moins 16 autres, ces incidents devant également être examinés comme des crimes de guerre.

Deux experts en armement d’Amnesty ont analysé 12 vidéos produites par Hezbollah, montrant des exemples de roquettes tirées, ainsi que de nombreuses déclarations mises en ligne sur leur canal Telegram concernant les cibles visées. Dans les semaines précédant le cessez-le-feu convenu entre Israël et le Liban, Hezbollah a annoncé avoir tiré des roquettes sur plusieurs villes, incluant Haïfa, Tibériade, Acre et Karmiel, précisant parfois qu’elles visaient des cibles militaires, mais d’autres fois, qu’il s’agissait d’attaques contre des villes civiles.

Les vidéos ont permis à Amnesty International d’identifier des systèmes de lancement de roquettes multiples de calibres divers, tels que 122 mm, 220 mm, 240 mm et 302 mm, qui, par leur nature, manquent de précision. Leur emploi dans des zones densément peuplées contrevient au principe de distinction prévu par le droit international humanitaire.

Selon Agnès Callamard, Secrétaire générale d’Amnesty International, "l’utilisation imprudente par Hezbollah de salves de roquettes non guidées a causé la mort et des blessures parmi les civils, endommagé et détruit des habitations civiles en Israël."

Hezbollah a commencé à tirer des salves dans le territoire occupé de Shebaa le 8 octobre 2023, "en solidarité" avec le Hamas après leur attaque contre Israël et les crimes qui en ont découlé le 7 octobre. En réponse, Israël a mené des frappes sur le sud du Liban, intensifiant le cycle des attaques transfrontalières.

Le conflit entre Hezbollah et Israël a eu un impact significatif sur les civils, particulièrement au Liban. Les frappes israéliennes ont causé la mort d’environ 4 047 personnes, blessé 16 000 autres et déplacé environ 1,2 million de personnes, souvent en utilisant des alertes d’évacuation trompeuses. Amnesty International a également documenté quatre frappes aériennes illégales israéliennes contre des bâtiments résidentiels dans le sud du Liban, entraînant la mort de 49 civils, qui doivent être qualifiés de crimes de guerre.

Bon à savoir

  • Amnesty International a signalé que l’utilisation de roquettes non guidées par Hezbollah constitue une violation du droit international humanitaire.
  • Les attaques israéliennes sur le Liban ont causé des pertes civiles significatives, parmi lesquelles des familles entières.
  • Le système de défense Iron Dome d’Israël, conçu pour intercepter les roquettes, a été mis à l’épreuve durant le conflit, certains projectiles n’ayant pas été interceptés.


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