Sir Rod Stewart a vécu un moment particulièrement éprouvant le 26 avril 1982 à Hollywood, lorsqu’il a été victime d’un vol à main armée en pleine rue, sous les yeux de sa fille de trois ans. La légende du rock se trouvait tout juste à côté de sa Porsche Turbo Carrera noire de 1977, garée sur Sunset Boulevard, lorsque un homme dans la vingtaine est apparu en plein jour. Armé, il a exigé les clés de ce bolide estimé à 50 000 dollars (environ 28 000 £).
Rod Stewart a obtempéré immédiatement. Mais, contre toute attente, le voleur n’a pas réussi à démarrer la voiture à cause de son système électronique antivol. Il a alors obligé le chanteur à mettre le moteur en marche avant de filer à toute allure, laissant Stewart et sa fille abasourdis sur le trottoir. À l’époque, sa secrétaire Martha Baher confiait au célèbre magazine People Page : « La seule chose qui préoccupait Rod Stewart face à un braqueur armé, c’était la sécurité de sa petite Kimberly. »
« Il est encore secoué. Qui ne le serait pas ? » ajoutait-elle. Malgré la frayeur, Stewart, alors âgé de 37 ans, est resté maître de lui. Baher expliquait : « Sa priorité absolue était la sécurité de Kimberly. Il est resté calme. »
Après la fuite du voleur, le chanteur, père de huit enfants, a immédiatement contacté les autorités locales. Celles-ci ont décrit le suspect comme un homme noir d’une vingtaine d’années. Le malfaiteur avait également emporté le portefeuille et d’autres biens personnels de Stewart laissés dans la voiture.
Les enquêteurs ont poursuivi leurs recherches et ont indiqué disposer de « certaines informations ». Le représentant du shérif, John Radeleff, a précisé : « Tout porte à croire que le braqueur ne savait pas qu’il s’en prenait à Rod Stewart. Ce modèle de voiture est très prisé des voleurs dans ce secteur. M. Stewart a pleinement coopéré. »
À ce jour, aucune nouvelle n’a jamais confirmé la localisation ni la récupération du véhicule ou l’arrestation du suspect. Cet épisode restera le premier d’une série de mésaventures automobiles pour le chanteur de « Do Ya Think I’m Sexy? » aux États-Unis.
Quelques mois plus tard, l’artiste a finalement choisi de retourner au Royaume-Uni, pointant du doigt la recrudescence de la criminalité et de la violence. Cependant, en 2004, l’histoire s’est répétée à Palm Beach, en Floride, où Stewart, alors âgé de 80 ans, a de nouveau été victime d’un vol de voiture.
Un ancien jardinier, Donald Michael Smith, récemment renvoyé par Stewart, s’est introduit chez lui et a dérobé une Dodge Viper jaune éclatante. Ce bolide de prestige, dont la valeur était élevée, a été retrouvé abandonné et sérieusement endommagé dans un canal, avec plus de 15 000 dollars (8 000 £) de dégâts.
Dans sa déclaration à la police, Stewart ne cachait pas son agacement : « On m’a volé ma Viper. Ça ne me fait pas rire. » Smith, alors âgé de 23 ans, a plaidé coupable pour plusieurs délits, dont le cambriolage et une tentative d’agression sexuelle dans d’autres affaires.
Il a été condamné à 11 ans de prison par le juge Jack Cook du comté de Palm Beach, avec une obligation de suivre un programme de réhabilitation à sa sortie.
Points à retenir
- Rod Stewart a vécu son premier vol de voiture spectaculaire en pleine lumière, devant sa jeune fille, une scène digne d’un polar hollywoodien.
- Le système antivol électronique de la Porsche a joué un rôle inattendu, forçant le voleur à obliger la star à démarrer lui-même la voiture.
- Malgré l’intensité du moment, Stewart est resté d’un calme remarquable, mettant clairement la sécurité de sa fille avant tout.
- Ce premier vol n’a jamais été résolu, illustrant bien la fragilité même pour une célébrité de son calibre.
- Après quelques mois, ce traumatisme l’a poussé à rentrer en Grande-Bretagne, pointant du doigt la montée de la délinquance américaine — un choix compréhensible, mais un peu radical pour un vétéran du rock.
- Deux décennies plus tard, la saga continue avec un ancien employé qui entre par effraction et empoche une autre bête de course, cette fois dans le sud de la Floride.
- La justice américaine s’est montrée sévère, avec une lourde peine et une directive pour une cure de désintoxication, histoire de tenter de remettre ce fauteur de troubles dans le droit chemin.
En résumé, les voitures de Rod Stewart semblent attirer les ennuis, ou alors, il aurait un talent caché pour choisir les modèles qui font fantasmer les voleurs. Quoi qu’il en soit, ça pose la question : la célébrité protège-t-elle vraiment de la délinquance, ou est-elle juste un aimant à mésaventures ? Moi, je parie qu’avoir un bolide hors de prix est la nouvelle forme de danger public — et que le rockeur, malgré tout, continue de rouler à fond, sans jamais perdre le nord (ni les clés de son prochain véhicule).