
Crédit : Far Out / Alamy
L’ADN des Rolling Stones repose entièrement sur les épaules de Keith Richards.
Mick Jagger a sans doute contribué à certains des meilleurs vocaux présents sur leurs disques, mais lorsqu’il s’agit de définir l’essence même du groupe, c’est toujours le jeu de riffs de Richards qui fait la différence. Bien qu’il existe quelques titres moins inspirés dans leur discographie, Richards savait qu’il valait la peine de continuer à produire des morceaux authentiques.
Chaque période de leur carrière recèle un brin de magie, et même des albums moins bien reçus, comme Dirty Work, contiennent leur part de trésors. Richards était toujours prêt à se lancer, tant que Charlie Watts comptait à la batterie.
Au début, il s’agit surtout pour lui d’apprendre l’art d’écrire une chanson. Cela a mené à certains des riffs les plus emblématiques, tels que ceux de « Satisfaction » et « Paint It Black ». Pourtant, Richards ne cherchait pas à se cantonner au rock ‘n’ roll pour l’éternité ; le groupe était bien plus complexe, intégrant une variété de styles qui ont marqué leur légende.
Sticky Fingers est l’un des albums emblématiques de leur carrière, tandis que Let It Bleed incarne la véritable menace de leur son. Exile on Main St, quant à lui, est une œuvre à part entière. Bien qu’il ne contienne pas autant de singles que leurs autres albums, chaque morceau révèle les forces variées du groupe. On y trouve des ballades touchantes, mais aussi des titres comme « Happy », qui ne sont pas forcément au goût de tous.
Jagger a souvent estimé que d’autres albums étaient plus puissants que ceux de 1972, mais ce n’était pas l’objectif d’Exile. Richards avait à cœur de créer une œuvre qui définisse le groupe. Pour lui, ce disque résumait parfaitement ce que les Stones étaient capables de faire sur scène.
Chaque note et chaque parole soulignent ce lien indéfectible, et Richards ressent toujours la même excitation à jouer ces titres, affirmant : « Je ne joue pas souvent des morceaux des Stones, mais si je tombe sur un exemplaire d’Exile, je le prends et je le joue. J’aime toujours ce disque. Je dirais qu’il contient le meilleur des Stones jusqu’à présent… Je suis convaincu qu’un jour, nous publierons un album d’inédits d’Exile. » Cette passion demeure intacte au fil des années.
Le groupe n’avait plus besoin d’avoir les mêmes succès qu’auparavant à partir des années 1980, mais la réussite d’un album comme Voodoo Lounge ne tient pas qu’à un coup de chance. La durée double de l’album et ses aspects plus rugueux témoignent d’un retour aux sources qui a su moderniser l’essence de Exile pour les années 1990.
Richards admet qu’il y a des morceaux qui pourraient être revus, mais parfois un peu d’excès permet de mieux apprécier la véritable générosité d’un album. Les Stones n’avaient pas initialement l’ambition de devenir des légendes, mais avec Exile, ils avaient intégrés tout ce que les maîtres du blues leur avaient appris.
Points à retenir
- Keith Richards et Mick Jagger sont les piliers créatifs des Rolling Stones.
- Chaque album, même moins bien reçu, contient des moments musicaux mémorables.
- Richards s’est toujours efforcé d’apprendre à écrire des chansons, créant ainsi des riffs emblématiques.
- Exile on Main St est considéré comme une œuvre essentielle de leur discographie.
- La longévité du groupe s’explique par leur capacité à évoluer musicalement.
En somme, la quête de créativité et la volonté de repousser les limites semblent résumer ce qui fait des Rolling Stones un groupe éternel. J’invite chacun à plonger dans leur discographie pour découvrir non seulement l’histoire d’un véritable monument du rock, mais aussi la diversité musicale qui les a menés au sommet. La passion qui émane de chaque morceau rappelle que la musique est avant tout un voyage, et chaque note peut nous emmener vers des horizons encore inexplorés.
