Colapinto toujours sur la sellette ?
L’ex-champion du monde Nico Rosberg voit bien Juan Manuel Colapinto se retrouver à nouveau dans la ligne de mire. “Colapinto est actuellement du mauvais côté chez Flavio Briatore, et ce n’est pas une place où l’on veut être”, a déclaré Rosberg à Sky.
Pour rappel, Flavio Briatore avait critiqué le pilote argentin pour ses nombreuses erreurs. Concernant l’avenir de Colapinto, Briatore avait averti : “S’il performe, il reste dans la voiture. Sinon, il n’y est plus.”
“C’est une épreuve mentale très intense”, poursuit Rosberg. “Flavio ignore complètement ses pilotes numéro deux. En revanche, ses premiers pilotes, il les bichonne presque comme des petits chiens.”
Rosberg insiste sur la dureté de l’approche de Briatore, ce qui complique la situation de Colapinto. Le jeune Argentin peine à rivaliser avec son coéquipier Pierre Gasly, qui s’est montré plus à l’aise et performant.
À Imola, Gasly s’est qualifié dans le top 10, tandis que Colapinto a chuté dès la Q1. À Monaco, Colapinto a accusé un retard de six dixièmes sur Gasly et a terminé dernier des qualifications.
Points à retenir
- Flavio Briatore, ancien maestro de la F1, reste fidèle à sa réputation d’homme de poigne avec ses pilotes.
- Juan Manuel Colapinto semble raconter la fable classique du petit poucet face au géant Pierre Gasly, qui pour l’instant semble marcher sur l’eau.
- La gestion du mental est souvent le facteur invisible entre le succès et la désillusion en sport automobile.
- Une collision en Q1 à Imola et un retard en qualification à Monaco, bref, pas la meilleure manière de se faire bien voir de son patron.
- Gasly confirme qu’il est encore en mode “leader naturel”, avec un soutien évident de Briatore, tandis que Colapinto joue les seconds rôles au risque de perdre sa place.
Au fond, on peut se demander si l’épreuve de force entre Briatore et Colapinto ne sert pas de mini-spectacle dans le spectacle déjà bien animé de la Formule 1. C’est un peu comme au bureau, quand le patron préfère son chouchou et vous laisse dans l’ombre… mais au lieu d’une machine à café, ici, ça sent l’huile de moteur brûlée. En tout cas, avouons-le, suivre ces petites tensions internes, c’est presque plus palpitant que la course elle-même. Alors, qui va tenir bon ? Suspense, mon cher Watson…