Alex Marquez échappe de peu à une élimination lors des essais officiels du Grand Prix de République tchèque
Le vice-champion en titre de MotoGP, Alex Marquez, a failli manquer la qualification directe pour la Q2 ce vendredi lors de la séance d’essais officielle au Grand Prix de République tchèque. Pilote du team Gresini et frère cadet de Marc Marquez, il demeure l’un des rares pilotes présents à figurer systématiquement dans le top 10 des essais du vendredi, décrochant ainsi son ticket pour la phase finale. Pourtant, cet exploit a bien failli lui échapper.
À seulement sept minutes de la fin de la séance, le pilote espagnol est tombé au virage numéro 7. Malgré une blessure à la main gauche, il s’est rapidement relevé du gravier et a dû se résoudre à emprunter un scooter pour retourner au stand et récupérer une deuxième moto. La montre tournait contre lui, sans compter les circonstances imprévues sur la piste.
« J’étais prêt à prendre le premier scooter que je voyais, » a raconté Alex à l’issue de la journée. « Mais j’ai réalisé que c’était celui du père de Pecco [Francesco Bagnaia]. Du coup, j’ai préféré “emprunter” un autre deux-roues ! »
En images télévisées, la chute s’est produite à sept minutes de la fin. Onze secondes plus tard apparait le père de Bagnaia, rencontré par hasard sur la piste. Marquez a d’abord tenté de s’emparer de son scooter avant de voir un autre arriver. Il a alors sauté à bord, dans un premier temps en tant que passager, mais quelques secondes plus tard, on le voit filer seul à toute allure jusqu’aux stands.

Photo : Gold and Goose Photography / LAT Images / via Getty Images
« Le propriétaire du scooter voulait m’accompagner jusqu’aux stands, mais il s’est retrouvé coincé sur le chemin, » a plaisanté Marquez.
Après avoir déposé le scooter, Alex a traversé le box de Gresini à toute vitesse. À seulement trois minutes de la fin et quatre minutes après sa chute, il était de retour en piste, enchaînant un tour rapide qui lui a permis de signer le neuvième temps.
« Quand ça roule bien, ce genre d’aventure peut même avoir son charme, » a-t-il ajouté. « Toutes les Ducati doivent encore progresser en condition humide, sauf Marc. J’ai été sauvé par le gong, mais ce sont des situations à éviter. »
Autre obstacle à prendre en compte : la récente opération chirurgicale d’Alex pour une fracture au deuxième doigt de la main gauche, survenue fin juin. La prudence reste donc de mise.
« Ma chute n’a rien d’inhabituel, » confie le pilote plus jeune des Marquez. « J’étais probablement un peu trop “soft” ce jour-là. Quand je suis tombé, j’ai oublié ma blessure à la main. Ce n’est qu’en touchant le gravier que j’y ai pensé. Heureusement, ça ne fait pas trop mal, ce qui est bon signe. »
Points à retenir
- Alex Marquez confirme son habitude de figurer parmi les dix premiers en essais libres du vendredi, un exploit partagé uniquement avec son frère Marc.
- Une chute à sept minutes de la fin des essais aurait pu lui coûter cher, mais son sang-froid et son imagination, empruntant un scooter “volé”, ont permis un retour rapide.
- La récupération après une opération récente sur la main gauche impose à Marquez de gérer prudemment ses risques en course.
- Le Grand Prix de République tchèque a rappelé que même les meilleurs pilotes ne sont jamais à l’abri d’un épisode rocambolesque.
- Alex s’est révélé capable d’allier humour et efficacité, malgré un contexte un peu chaotique.
En somme, cette mésaventure d’Alex Marquez met en lumière l’équilibre précaire entre performance et imprévu en MotoGP. Un accident évité de justesse, un scooter “emprunté” dans la bonne humeur, et un chrono sauvé sur le fil : on ne sait pas si on doit applaudir la technique ou le flair du pilote. Mais une chose est sûre, chaque vendredi promet son lot de surprises, et il faudra être du voyage pour ne rien manquer. Au fond, c’est un peu comme la vie, mais avec moins de scooters sur la route… enfin, espérons-le.