mar. Juil 14th, 2026

Dans une récente interview accordée à DAZN, le pilote de MotoGP Marc Márquez s’est exprimé sur la possibilité d’une réconciliation avec Valentino Rossi. Les deux figures emblématiques du championnat entretiennent une froideur depuis plus de dix ans. Leur différend remonte à 2015, lorsque l’Italien avait accusé le Catalan de manœuvrer pour lui nuire dans la course au titre mondial. « Quand une situation ne dépend pas uniquement de soi, on ne peut pas se dire “j’en ai envie” », a précisé Márquez. « Je choisis de m’entourer uniquement des personnes qui m’apportent vraiment quelque chose. »

Les tensions avec Valentino Rossi, détenteur de neuf titres mondiaux, dont sept en MotoGP, ont marqué les dernières années de sa carrière. Pourtant, battre les records de « The Doctor » ne semble pas obséder le pilote espagnol. Après avoir atteint 68 victoires en catégorie reine, il expliquait : « Je ne me suis jamais focalisé sur un chiffre. Avant de viser un nombre, il faut déjà atteindre celui d’avant. » Pour lui, atteindre 89 victoires paraît difficile, tandis que décrocher sept titres mondiaux est une ambition plus réaliste.

Rivalités qui ont forgé son caractère

Márquez a aussi évoqué ses différends passés avec d’autres pilotes, notamment Dani Pedrosa et Jorge Lorenzo, soulignant leur nature inhérente au sport : « Ce sont des collègues, mais aussi des adversaires ». Pour lui, le plus remarquable a été sa force mentale dès ses débuts : « Arriver à 20 ans, c’est facile de se laisser atteindre par les critiques. Ça ne m’a jamais affecté, ni dans ma personnalité, ni dans ma manière de piloter. Parce que je ne savais pas faire autrement. Les remarques négatives me motivent. »

Il reconnait avoir beaucoup appris de ses rivaux, tout en adaptant leurs styles à sa propre conduite : « Avec Dani, mon coéquipier, j’essayais de piloter comme lui, mais avec plus d’agressivité et de puissance. J’ai aussi appris à gérer les courses comme Valentino, à adopter une approche martelante à la Lorenzo, mais on ne peut pas copier un adversaire. Il faut s’inspirer de leurs points forts, tout en restant soi-même. »

Évolution sportive et personnelle

En repensant à ses 200 Grands Prix en MotoGP, Márquez confie : « Je n’étais pas pleinement conscient de ce qui m’attendait, ce qui m’a sans doute permis de ne pas sentir la pression. Voir Pedrosa, Rossi, c’était impressionnant, parce que ce sont des idoles. »

Malgré les années, il assure garder intacte sa flamme : « Je me reconnais toujours dans l’envie et la passion. Bien sûr, on mûrit, on évolue, mais l’ADN, la volonté de tout donner, ça ne change pas. On peut apprendre à le canaliser, mais c’est ce qui me fait avancer. »

Relations familiales dans la course au titre

Sur le plan sportif, Marc Márquez s’est également confié sur la compétition avec son frère Álex, son rival pour le titre MotoGP en 2025 : « La famille passe avant tout, même la compétition. C’est une valeur qu’on nous a inculquée. Je suis prêt à tout pour mon frère, je le défendrai toujours. »

Le Catalan souligne la difficulté de concourir contre un frère qui est aussi un meilleur ami : « C’est compliqué, je ne vous le cacherai pas. Dès la première course, je savais que ça allait arriver : si l’un doit dépasser l’autre, on le fera. Et si jamais on tombe ensemble, eh bien, on est frères, on continue, et la semaine suivante, il y aura une autre course. »

Points à retenir

  • La brouille entre Márquez et Rossi ne semble pas prête de se résorber facilement, même si l’idée d’un dialogue reste en suspens.
  • Marquer l’histoire en battant des records n’est pas une priorité absolue pour Márquez, qui préfère avancer pas à pas.
  • Les rivalités dans le peloton forgent les champions, ou au moins leur donnent un bon mental… et parfois quelques rides précoces.
  • L’apprentissage par l’observation : Márquez adapte les bons coups de ses adversaires tout en restant fidèle à son style.
  • La passion ne vieillit pas, elle se contrôle un peu mieux, mais garde intacte sa rage de vaincre.
  • Courir contre son frère, c’est un peu comme un repas de famille : parfois tendu, toujours animé, et ça finit souvent autour d’un bon plat.

En fin de compte, cette interview démontre que derrière les casques, se jouent des histoires humaines pleines de fierté, d’ambition et parfois de rancunes tenaces. Alors, à quand le grand pardon ou le prochain coup de théâtre ? En attendant, on peut toujours parier que la prochaine course réserve son lot de surprises – et de passes d’armes fratricides. Au fond, ne serait-ce pas le sel de ce sport ? Moi, je dis que ça promet du spectacle… et un brin de comédie !


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