
PHOTO : VR46 Racing Team
Fabio Di Giannantonio : un pilote en pleine évolution vise le podium en MotoGP
Fabio Di Giannantonio, pilote italien du VR46 Racing Team, a connu un début de saison compliqué par les blessures. Malgré cela, il affiche de bonnes performances et occupe actuellement la cinquième place au classement général du championnat MotoGP. Toutefois, le pilote ne se contente pas de cette position et nourrit de plus grandes ambitions : atteindre le top 3 d’ici la fin de l’année.
Sans prétention, mais avec confiance, Di Giannantonio explique : « Je connais mon potentiel et ce que je peux accomplir. Nos résultats actuels ne reflètent pas encore pleinement notre niveau. J’aimerais être un peu plus complet en ce moment, mais pour différentes raisons, nous sommes encore en train de construire l’Optimus Fabio, à la manière des Transformers. »
Il qualifie sa saison de montagnes russes, notamment après une longue période de récupération physique et de préparation intense cet hiver. « J’ai beaucoup travaillé pour me remettre de la blessure de l’année dernière. Nous étions prêts pour les premiers essais, puis une nouvelle blessure m’a forcé à repartir de zéro. Cela a été difficile, surtout mentalement », confie-t-il.
Le pilote ne cache pas les difficultés liées au fait de ne pas être à 100 % dans un championnat aussi exigeant que le MotoGP. « Quand on a une moto d’usine, tout le soutien nécessaire et qu’on doit fournir beaucoup d’informations pour faire évoluer la machine, mais que l’on n’est pas à pleine capacité, cela complique les choses », précise-t-il. Malgré cela, il souligne avec pragmatisme ses deux podiums obtenus cette saison : « Ce ne sont pas des victoires, mais ce n’est pas si mal non plus. »
Pour lui, le travail avec le team Ducati et ses coéquipiers apporte un nouvel élan. « Avoir maintenant un package d’usine change tout. Nous collaborons étroitement avec Gigi, tout le groupe Ducati et Ricky. Je sens qu’ils m’écoutent différemment et qu’ils comptent sur moi pour gagner », ajoute-t-il, avant d’insister sur la dynamique collective : « Mon père m’a toujours dit que nous sommes le reflet des cinq personnes avec lesquelles nous passons le plus de temps. Quand tout le monde dans le garage donne 120 %, moi aussi. »
Inspiré par des pilotes comme Marc Márquez et Pecco Bagnaia, il cherche constamment à s’améliorer en se comparant aux meilleurs. « Je me compare à deux champions incroyables qui disposent du même matériel que moi. Quand je vois ce qu’ils font que je ne sais pas encore faire, je cherche comment y parvenir parce que je sais que je peux », explique-t-il, tout en louant le niveau actuel de Márquez : « Marc est dans la meilleure phase de sa carrière, alliant savoir, maturité et vitesse. Pouvoir se mesurer à de tels champions pousse à progresser. »
Doté d’une forte capacité d’auto-critique mais optimiste, Di Giannantonio se décrit comme un penseur parfois excessif, qui préfère toutefois puiser dans ses points positifs. Pour lui, « le plus important est de maîtriser sa performance plutôt que de se focaliser uniquement sur le résultat. » Il conclut : « J’aimerais terminer chaque week-end en sachant avoir donné le maximum, et quant au classement, figurer dans le top 3 serait incroyable. »
Points à retenir
- Fabio Di Giannantonio est en pleine construction de son potentiel, un peu façon Optimus Prime. Transformers, la saison dernière, c’était une vraie épreuve.
- Commencer la saison avec deux blessures dans la poche, ça met dans l’ambiance. Le mental a donc compté autant que la vitesse.
- Une moto d’usine et un soutien de poids, c’est bien, mais ça ne fait pas tout si le pilote n’est pas à 100 %. La mécanique du succès est plus subtile qu’il n’y paraît.
- Les podiums ne sont pas des victoires, mais il faudra bien s’en contenter un moment… ou continuer à rêver du top 3.
- Entouré par une équipe qui carbure à 120 % (et plus), Fabio ne peut qu’en faire autant. L’effet « on se tire tous vers le haut » est bien réel.
- Se comparer à Marc Márquez, c’est s’infliger le meilleur professeur possible. Quand on vise l’excellence, ça pique un peu, mais ça motive.
- L’enjeu, comme souvent, c’est moins le résultat que la satisfaction de donner le meilleur. On pourrait presque en faire un mantra — ou une excuse parfaite.
Au final, on suit Fabio comme un brin d’espoir incarné, un pilote encore en chantier mais déjà brillant, qui nous rappelle que le MotoGP, ce n’est pas juste rouler vite : c’est surtout savoir se relever, s’adapter et garder le fun malgré les galères. N’est-ce pas là la véritable recette d’un futur champion ? Moi, je dis, rendez-vous en fin de saison pour voir si Optimus Fabio déploie toutes ses armes… ou s’il finit par fondre en mode bouillie bien bio !