Alcañiz s’attend à un Grand Prix MotoPalpitant
Manuel Blasco, conseiller à l’Environnement et au Tourisme ainsi que président de MotorLand Aragón, est optimiste pour le Grand Prix GoPro Aragón de ce dimanche. Il affirme que les conditions sont réunies pour offrir “une grande course”. Outre l’engouement du public, qui pourrait battre un record d’affluence d’après les ventes anticipées, Blasco met en avant la qualité du management et l’excellence du tracé du circuit, parmi les plus réputés au monde.
Ce samedi, Manuel Blasco a visité le circuit de MotorLand Aragón en compagnie de Jorge Panadés, directeur de l’établissement, et de Miguel Ángel Estevan, maire d’Alcañiz. Il a invité tous les passionnés de moto à venir assister à cette seconde journée de course.
Le président de MotorLand souligne également l’attraction sportive majeure représentée par la rivalité des frères Márquez, un duel qui donne un supplément d’intérêt à l’épreuve et pourrait permettre au circuit d’empocher cette année le prix du meilleur Grand Prix du championnat.
Cette renommée est d’autant plus précieuse qu’Alcañiz traverse une période fragile, avec une incertitude quant à sa présence au calendrier mondial du motocyclisme. Liberty Media attend en effet l’accord de la Commission Européenne pour la fusion avec Dorna, le promoteur de la MotoGP, une opération visant à hisser la discipline au rang de la Formule 1.
Blasco qualifie le Grand Prix de véritable “grand cirque” d’événements qui s’étalent sur plusieurs jours, un facteur bénéfique pour le Bas Aragon, mais qui complique la logistique d’une région modeste comme l’Aragon.
Si le conseiller rejette l’idée que le problème soit économique, il insiste sur l’insuffisance des infrastructures et l’offre d’hébergement limitées : “L’aéroport international le plus proche est à près de 400 kilomètres, il n’y a pas d’autoroute directe vers Saragosse ni vers la côte, et l’offre hôtelière reste modeste comparée à Barcelone, Valence ou l’Andalousie. Cela devient un frein surtout quand des visiteurs de haut niveau arrivent en jet privé.”
En réponse à ces défis, Blasco invite à se concentrer sur les atouts du circuit : la collaboration étroite avec les institutions locales comme la Diputación et la mairie d’Alcañiz, la synergie avec le technoparc Technopark, ainsi que les futurs investissements prévus pour améliorer les installations dès l’an prochain.
“Refuser d’entrer dans la compétition serait synonyme d’abandon, mais ce n’est pas notre position. Nous continuerons de négocier avec Liberty et Dorna pour assurer la présence d’Alcañiz jusqu’en 2031. Plus de 100 millions investis ne peuvent pas être jetés ainsi à la poubelle”, a-t-il conclu avec détermination.
La compétition a débuté vendredi avec les essais libres des trois catégories. Ce samedi, se sont déroulées les séances qualificatives (Q1 et Q2), ainsi que la Tissot Sprint Race MotoGP, une course courte mais très intense, et la Course 1 de la Red Bull Rookies Cup.
Dimanche matin, la coupe monomarque KTM lancera la journée avec sa deuxième course dès 8h45, suivie du Warm Up MotoGP à 9h40, juste avant le Rider Fan Parade, un défilé permettant aux pilotes de saluer les fans.
Les courses débuteront avec la Moto3 à 11h00, puis la Moto2 à 12h15, préludes à l’épreuve reine MotoGP à 14h00. Le podium, accessible au public dans une ambiance festive, clôturera cette belle journée.
Les portes de MotorLand Aragón s’ouvriront dès 7h30 dimanche matin. Le Fan Festival, concentré d’animations pour les visiteurs, suivra ce même horaire pour fermer à 19h00.
Points à retenir
- MotorLand Aragón prépare une grande journée de course, avec des attentes fortes sur l’affluence et la qualité du spectacle.
- Les frères Márquez continuent de pimenter la compétition, attirant un public passionné.
- Le circuit souffre de handicaps logistiques, notamment l’éloignement des principaux aéroports et une offre hôtelière limitée.
- Les investissements massifs ne doivent pas rester lettre morte — l’Aragon espère assurer sa place jusqu’en 2031.
- La journée de dimanche proposera une programmation dense, mêlant catégories émergentes et MotoGP, pour le plus grand plaisir des fans.
- Les infrastructures et événements parallèles tentent de faire tenir l’équilibre entre ambitions sportives et réalités régionales.
En définitive, MotorLand Aragón joue sa survie dans un contexte où la concurrence est aussi rude en coulisses qu’en piste. Et pendant que Liberty et Dorna peinent à accorder leurs violons face à Bruxelles, on peut se demander si ce n’est pas parfois ce qu’on appelle « mettre la charrue avant les pilotes ». Allez, on verra bien si la magie opère ou si l’arrière-vapeur du circuit calera avant la ligne d’arrivée… Moi, j’éteins ma moto, mais je garde les doigts croisés.