mar. Juin 23rd, 2026

EFE

BUENOS AIRES

Ce mardi, le gouvernement argentin a accusé l’exécutif vénézuélien dirigé par Nicolás Maduro de prendre des étrangers en otage afin de garantir son impunité en vue de l’accession au pouvoir prévue le 10 janvier. Les autorités argentin ont promis de ramener “quoi qu’il en coûte” le gendarme argentin détenu, qu’elles considèrent comme un “prisonnier de guerre”.

“Nous pensons qu’ils accumulent des prisonniers”, a déclaré la ministre de la Sécurité argentine, Patricia Bullrich, sur les ondes de Radio Mitre. “Ils capturent des gens, des touristes, des citoyens ordinaires, pour les utiliser comme otages afin de se ‘protéger’ d’avoir usurpé un gouvernement.”

Bullrich a précisé que le gouvernement de Maduro détient, en plus de Nahuel Gallo, le gendarme argentin arresté depuis le 8 décembre, dix Américains, deux Espagnols, un Urugayen, deux Brésiliens et plusieurs Colombiens.

“PRISONNIER D’UNE DICTATURE”. “Il y a un changement géostratégique en cours au Venezuela ; tous ces pays devront agir ensemble”, a-t-elle exhorté, incitant les autres nations à prendre “des décisions claires et concrètes”.

“Nous ne pouvons pas permettre d’avoir des prisonniers de guerre”, a noté Bullrich, en indiquant que son gendarme est un “prisonnier d’une dictature, en guerre avec tous les pays démocratiques du monde”.

“Ils sont très nerveux quant à ce qui va se passer le 10 janvier”, a-t-elle ajouté, soulignant qu’ils tentent d’avoir des otages en raison de la fragile situation politique du gouvernement, qui “a perdu les élections” présidentielles du 28 juillet dernier et “essaye de se maintenir” au pouvoir à partir du 10 janvier prochain, “indépendamment de la volonté populaire”.

STRATÉGIE. Le gouvernement de Maduro a également arrêté un chauffeur de l’ambassade argentine à Caracas, administrée par le Brésil après l’expulsion des diplomates argentins en raison des accusations de fraude quand le gouvernement de Javier Milei a contesté les élections présidentielles. Ce chauffeur a été sensibilisé alors qu’il sortait pour acheter de la nourriture.

Pour Bullrich, le Venezuela cherche à reproduire la négociation qu’il a menée avec les États-Unis en décembre 2023, lorsque ce dernier a libéré le présumé homme de main de Maduro, Alex Saab, en échange de la libération de dix Américains et d’une vingtaine de Vénézuéliens considérés comme des “prisonniers politiques”.

Le ministre de l’Intérieur vénézuélien, Diosdado Cabello, a confirmé l’arrestation du gendarme argentin Nahuel Agustín Gallo, l’accusant d’être arrivé dans le pays caribéen “pour accomplir une mission”.

Les autorités argentines ont précisé que Gallo avait pénétré au Venezuela depuis la Colombie à travers un passage frontalier terrestre, empruntant le Pont International Francisco de Paula Santander, pour se rendre dans l’État vénézuélien de Táchira (ouest), avec pour seule intention de rendre visite à sa famille et à sa compagne, avec qui il a un enfant.

Selon la compagne, María Gómez, de nationalité vénézuélienne et résidente en Argentine depuis six ans, le gendarme a été transporté dans une “camionnette noire” par la Direction Générale de Contre-Intelligence Militaire du Venezuela (DGCIM). Bullrich a qualifié Cabello de “dictateur, sans pitié, tortionnaire” et a juré : “Nous ramènerons Nahuel quoi qu’il en coûte.”

Conseils de voyage

Suite à l’arrestation du gendarme argentin Nahuel Gallo par les autorités vénézuéliennes, le gouvernement de Javier Milei a qualifié ce mardi comme “irrationnel” le fait de voyager vers le pays caribéen, affirmant qu’il déploie “tous les efforts” nécessaires pour assurer sa libération.

“C’est une dictature, il est donc irrationnel de s’y rendre, étant donné le préjudice considérable causé au peuple vénézuélien”, a déclaré le porte-parole présidentiel, Manuel Adorni, lors d’une conférence de presse à la Casa Rosada (siège de l’exécutif).

Bon à savoir

  • La situation politique au Venezuela reste instable, avec des tensions accentuées entre le gouvernement de Maduro et la communauté internationale.
  • Les voyages vers le Venezuela pourraient être risqués en raison de la détérioration de la sécurité et des droits de l’homme dans le pays.
  • Il est recommandé de suivre de près les conseils de voyage émis par les organismes officiels avant tout déplacement dans cette région.


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